Maître  KASE TAIJI

( 09/02/1929  -  24/11/2004 )

 

"L'important est de progresser, chacun à son rythme, par rapport à soi, et non pas, par rapport aux autres. Nous savons que rien n'est acquis définitivement et qu'il convient de ne jamais perdre ni humilité ni patience."

Taiji  KASE

 

TAIJI   KASE   SENSEI   ( Londres : Crystal Palace 1987 )

(Photo dédicacée à A.Bédy)

° Ce qui est appris en une journée doit être répété toute une vie

Taiji   KASE


La progression idéale selon Sensei KASE :

 

Avec cinq ans de pratique, on obtient la ceinture noire.

Les techniques de base sont mémorisées, c'est le baccalauréat.

Après dix ans, on a de bonnes bases techniques. C'est à ce niveau seulement que l'on peut prétendre commencer à enseigner régulièrement.

En quinze ans, on a eu le temps de former parfaitement le corps et les techniques viennent spontanément. L'esprit s'éveille. C'est le niveau 4ème dan.

A vingt ans, au niveau cinquième dan, c'est la compréhension du karaté qui s'approfondit.

Le mental, toujours en éveil, s'élève à la dimension du physique.

A partir de ce temps de pratique, on ne change plus de voie, le destin est tracé.

Trente ans... Avec une pratique régulière, c'est le temps de l’accomplissement : le corps exprime la pensée naturellement, en parfaite harmonie.

Plus tard, vers les quarante années de pratique, aux alentours du 8ème dan, une certaine forme de sensibilité spirituelle, télépathique, se développe. A ce niveau, c'est l'esprit qui progresse...

 

Pendant tout ce parcours, la réflexion, la remise en question intérieure accompagne le travail physique. Pratique et réflexion ne doivent pas être séparées. Dans les premières années, la mentalité est primitive, l'opposition agressive. En évoluant, on comprend que la pratique du karaté-do, ce n'est pas de tuer l'autre, mais de l'aider à progresser à son tour dans la voie. L'adversaire devient partenaire. (Tiré du magazine Karaté Bushido/oct99 ).

 

Senseï Kasé aimait à dire que « Gedan Baraï » est la technique la mieux adaptée pour prendre la position « Kamaé », car elle libère l'énergie, créant ainsi un point de départ à l'étude de la respiration descendante, le verrouillage des positions, la stabilité du corps et la puissance mentale, principes nécessaires à la compréhension et à l'accomplissement des fondements du Karaté.

 

Venant de la partie inférieure de l'abdomen il parlait de cette respiration particulière, dotée d'un grand pouvoir de concentration et de visualisation conduisant au développement le plus élevé du contrôle de l'énergie.

Également l’aspect énergétique et vibratoire faisait partie de sa recherche.

Il insistait beaucoup sur la connexion au sol: " ten shin jin " : ciel-terre-homme.

L’unification de l’homme, au ciel et à la terre permet de développer une grande énergie à travers la technique. Les pieds sur terre, la tête droite vers le ciel, une inspiration qui permet de capter l'énergie du ciel et un ancrage des pieds pour une captation de l'énergie du sol, des émanations de la terre.

« L'homme est comme un trait d'union entre les deux, l'homme est l'expression des deux énergies. » .

Si l'esprit est dispersé alors l'énergie est perdue dans l'univers.

La visualisation, est aussi un point primordial.

CLAVERIE  Gérard      -      Maître  KASE      -    BEDY  Alain

  " Sochin Bordeaux "                                              " Seishin  Tyrosse "