LE HARA

 

Les Japonais l’assurent : notre ventre ou “hara” est le réservoir de notre énergie.

Centrés sur lui, nous faisons preuve d’assurance et de sérénité.

Coupés de lui, le moindre choc peut nous faire vaciller…

Ce sont les Japonais qui ont le plus développé la conscience du hara.

Encore appelé "océan de l’énergie", il est considéré comme le centre de la vie instinctive et intuitive, dont dépendent toutes nos fonctions physiologiques mais aussi psychologiques.

Ce Hara ou rayonnement de notre force vitale est une zone située juste trois doigts en dessous

du nombril, une sorte de puits sans fond qui irradie de l’abdomen au bas-ventre, dont nous

pourrions tirer force et sécurité.

Comment reconnaître une personne centrée sur son hara?

Elle est solidement ancrée sur terre.

A l’inverse, un individu décentré manifeste un déséquilibre : poitrine en avant, ventre rentré,

épaules contractées. Chez lui, la tête domine. La fonction intellectuelle prime sur l’instinct.

Déconnecté de son bassin, un simple choc peut alors l’ébranler. Qu’il soit physique ou émotionnel.

 

Certains enfants sont un très bon exemple du fait que demeurer dans son propre ventre.

On voit des enfants âgés de 2 ou 3 ans, assis par terre, dans une attitude royale. Ils se tiennent

droits sans effort. Ils n’ont pas besoin d’un appui pour leur dos, à l’inverse de la majorité des

adultes. Leurs jambes reposent sans tension sur le sol. On dirait qu’une force mystérieuse,

comparable à la sève des plantes, parcourt leur buste, afin qu’ils conservent cette position sans

fatigue. Cette force provient du hara.

 

Se recentrer sur notre ventre peut aussi aider à mieux communiquer avec les autres et à gérer

nos émotions. « Une vraie conversation doit être menée de ventre à ventre, et pas seulement de

bouche à oreille. Les individus irritables qui se montent la tête facilement portent souvent le

“ventre haut”. Une personne au “ventre bas” ne réagit pas si vivement. »

 

Explication : lorsqu’une contrariété nous conduit à nous échauffer, à hausser le ton, une bonne

maîtrise du hara permettrait de « tasser cette énergie dans la région des hanches pour éviter

qu’elle nous déborde ».

Attention : il n’est nullement question de refouler nos émotions, mais de leur offrir un espace corporel pour pouvoir les observer sans se laisser submerger.

 

Comment le fortifier ?

Si nous ressentons souvent de la fatigue après une journée de travail, c’est peut-être aussi parce

que nous ne sommes pas dans notre hara. En nous appuyant sur les seules forces de l’ego, du

mental, nous nous sommes coupés des forces profondes de l’être.

« En se concentrant pleinement sur le moment présent, l’énergie du hara s’accroît »

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